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Les histoires d’amour finissent mal… (1)

Les histoires d’amour finissent mal, en général. Cet adage des Rita Mitsouko s’applique bien aux opéras, qui bien souvent se terminent par la mort de l’héroïne (ou du héros, voire des deux).

Je vais donc vous proposer ici de trouver quelques airs fameux illustrant la mort de l’héroïne (pour respecter la parité, j’ai aussi écrit un billet sur la mort des héros). Malena Ernman                                                                 Malena Ernman

Ainsi, dans Didon et Enée, PURCELL donne à Didon un des plus beaux airs d’adieu à la vie qui soient : When I am laid in earth.

 Anna Netrebko                                                                  Anna Netrebko

Dans Anna Bolena, DONIZETTI fait sombrer dans la folie avant son exécution son héroïne injustement accusée d’adultère et condamnée à mort : Coppia iniqua.

Toujours de Donizetti, dans Marie Stuart, écrit d’après le drame de SCHILLER, Marie adresse une prière avant de mourir sur l’échafaud.

 Maria Callas Otello                                                                   Maria Callas

Et dans son Otello, VERDI fait chanter un sublime Ave Maria à Desdémone, avant que celle-ci ne meure, étranglée par son mari jaloux.

À la fin de Rigoletto, Gilda se sacrifie pour son amant le duc et meurt sous les coups qui auraient dû tuer celui-ci.

 Nathalie Dessay Traviata                                                                  Nathalie Dessay

La mort de Violetta dans La Traviata est une autre occasion pour Verdi d’offrir un de ses airs sublimes dont il avait le secret (prendi quest’é l’immagine).

  Waltraud Meier                                                                  Waltraud Meier

Le « rival » de Verdi, WAGNER n’est pas en reste avec la mort d’Isolde dans son opéra Tristan et Isolde (Liebestod).

À la fin de son Faust, GOUNOD fait chanter à Marguerite condamnée une prière pour aller au paradis : Anges purs, anges radieux.

À la fin de Manon, MASSENET fait mourir Manon dans les bras de Des Grieux, en reprenant un de leurs duos d’amour : N’est-ce plus ma main que cette main presse ?

Dans Pelléas et Mélisande, Mélisande meurt en silence.

À la fin de La Bohème de PUCCINI, Mimi malade revient mourir chez son amant.

Dans Lulu de BERG (terminé par F.CEHRA), Lulu meurt sous les coups de Jacques l’éventreur dans un grand cri.

Le final saisissant du Dialogue des Carmélites de POULENC voit les religieuses du couvent (pendant la Révolution française) marcher à l’échafaud  en chantant un Ave Maria qui s’éteint petit à petit jusqu’à la mort de la dernière d’entre elles, Blanche de la Force.

En 1925, dans l’affaire Makropoulos, Elina meurt en avouant sa lassitude d’avoir vécu si longtemps.

Les hommes aussi meurent à l’opéra. Retrouvez quelques morts d’hommes dans Les histoires d’amour finissent mal… (2).

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2 réflexions au sujet de “Les histoires d’amour finissent mal… (1)”

  1. Et de toutes façons, hommes, femmes, tout le monde meurt un jour. Alors toutes les histoires d’amour finissent forcément mal, car il y en a toujours un qui part avant l’autre.
    Mais là dans les opéras, les heroines ont vraiment de tristes fins. Le public aime ça, et je pense qu’il s’endormirait si tout se passait bien du début jusqu’à la fin. Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Dans leur vie, il ne se passe rien Rien qui puisse tenir en haleine un spectateur. On veut de l’emotion. Du rire, des larme, avoir peur, trembler, vibrer…. Sinon la routine, c’est à mourir d’ennui.
    Plus sérieusement: quel superbe billet !
    Merci Jean-Louis. Je repasserai bien evidemment. Il ne fait plus que tard et il y a pas mal de liens.
    A très bientôt.

    Aimé par 1 personne

    1. Dans un billet de mon blog précédent, je parlais du goût pervers qu’on pouvait avoir à voir mourir héroïnes et héros à l’opéra… C’est vrai que les compositeurs y produisent souvent des pages pleines d’émotions. Après 3 jours sans internet (argl…), je vais pouvoir reprendre une vie normale de blogueur.
      Quant à ta phrase: il y en a toujours un qui part avant l’autre, attends le 3e billet de la série, où les héros/héroïne meurent ensemble (style Roméo & Juliette), il y a aussi quelques belles pages (enfin j’espère).
      Sinon, j’ai regardé la programmation de l’opéra de Paris pour les mois à venir, il y a vraiment des trucs sympas…

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