écrivains

E.T.A. HOFFMANN, vous connaissez ?

La musique ouvre à l’homme un royaume inconnu… (E.T.A. HOFFMANN)

L’écrivain romantique allemand Ernst Théodor Amadeus HOFFMANN (1776 – 1822) n’est pas forcément très célèbre en France, mais il occupe une place importante dans l’univers romantique. Connu aujourd’hui essentiellement pour ses Contes fantastiques, écrits dans la veine du roman gothique, il était également dessinateur et compositeur. Parmi ses opéras, Ondine (1816) ne sera pas sans influence sur des opéras tels que Rusalka (1900) de DVORAK ou La Femme sans ombre (1917) de Richard STRAUSS.

Hoffmann admirait le génie de MOZART ou BEETHOVEN, et il a d’ailleurs changé son troisième prénom pour prendre celui d’Amadeus, en hommage à Mozart.

Les pièces pour piano Kreisleriana (1838) de SCHUMANN s’inspirent de l’univers d’Hoffmann (Johannes Kreisler est un de ses personnages, dont les textes apparaissent dans les … Kreisleriana d’Hoffmann.)

TCHAÏKOVSKI a été également influencé par notre poète. il a écrit son propre opéra Ondine (1869), mais devant le peu de succès rencontré, il en a brûlé la partition. Son ballet Casse-Noisette (1891) a eu plus de succès. Le sujet est tiré du Casse-Noisette d’Alexandre DUMAS, qui était déjà une adaptation du Casse-Noisette et le roi des souris d’Hoffmann.

Un autre ballet célèbre, Coppélia de Léo DELIBES (1870), est inspiré par la nouvelle l’Homme de sable.

Le principal apport d’Hoffmann dans l’histoire de l’opéra reste cependant le seul opéra « sérieux » d’OFFENBACH. En effet, « le petit Mozart des Champs-Élysées » comme l’appelait WAGNER voulait accéder au statut de compositeur « sérieux » et pour cela, il lui fallait une œuvre « sérieuse ». Ce sera Les Contes d’Hoffmann, dont le livret fut écrit par Jules BARBIER sur des thèmes extraits de ses Contes fantastiques. Le héros en est Hoffmann lui-même, poète qui après avoir rencontré trois images de la femme finit par renoncer à l’amour pour se mettre au service exclusif de sa muse, la poésie.

Nous assistons donc ici à une prodigieuse mise en abîme de l’univers d’Ernst Théodor Amadeus puisque l’écrivain Hoffmann a imaginé un conte, don Juan,  où le héros a l’occasion d’assister à une représentation de l’opéra du même nom de Mozart, représentation qui se termine par la mort dans des circonstances étranges de la cantatrice qui joue le rôle de Donna Anna, alors que les Contes d’Hoffmann mettent en scène ce même écrivain qui voit, entre autres, mourir une cantatrice qui, malade, se rapproche de la mort chaque fois qu’elle chante ! À la fin de l’acte, elle meurt, ayant chanté une fois de trop.

 

 

 

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