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Les histoires d’amour finissent mal… (3)

Après avoir laissé Aïda et Radamès emmurés vivants à la fin du billet consacré à Aïda, il me revient que je vous avais promis une troisième livraison de la série « Les histoires d’amour finissent mal… ». Après donc avoir examiné les plus belles morts d’héroïnes et les plus belles morts de héros, voici le troisième volet consacré à la mort, celui où l’héroïne et le héros meurent ensemble.

Rassurez-vous, pour alléger l’atmosphère, je vais me mettre très prochainement à un billet sur les plus beaux duos d’amour.

Dans l’acte fondateur de l’opéra, l’Orfeo (1607) de MONTEVERDI, ce n’est pas vraiment dans la mort qu’Orphée rejoint son Eurydice définitivement retournée au royaume des morts perdue, mais dans une apothéose puisque son père Apollon le fait monter au ciel pour lui offrir l’immortalité.

Ensuite viennent environ deux siècles, baroques, où l’on ne meurt pas beaucoup car cela ne se faisait pas de représenter la mort sur scène.

Il faut attendre le début du XIXe siècle et le romantisme pour que l’on se mette à mourir en scène. Ainsi à la fin de Norma (1831) de BELLINI, la grande prêtresse gauloise Norma, qui a perdu l’amour du père de ses enfants le romain Pollione, choisit de mourir sur le bûcher avec lui.

Dans le Vaisseau fantôme (1842) de WAGNER, le Hollandais volant, qui espérait avoir l’amour sincère d’une mortelle, Senta en l’occurrence, repart errer sans fin sur les flots, ce qui est une sorte de mort au-delà de la mort. Mais Senta se précipite à sa suite dans les flots, et rachète ainsi de sa propre mort la malédiction éternelle du Hollandais.

Au dernier acte de Tristan und Isolde de WAGNER, après la mort de Tristan, Isolde ne peut lui survivre et meurt d’amour pour son Tristan, c’est le fameux LiebesTod, la mort d’amour.

Dans Roméo et Juliette de Gounod, Roméo se suicide devant le corps inanimé de Juliette. Quand celle-ci sort de sa mort artificielle pour retrouver son Roméo, elle se donne la mort pour le retrouver.

roùeo et juliette finalCliquez sur l’image

Dans Aïda de VERDI, une variation sur le thème de Roméo et Juliette puisque Radamès est général égyptien et Aïda la fille du général éthiopien ennemi. Leur amour est donc un amour impossible. À la fin de l’œuvre, les deux amants sont emmurés vivants et meurent ensemble.

À la fin du Crépuscule des dieux (1874) de Wagner, Siegfried est lâchement assassiné par Gunther. La walkyrie Brünnhilde dresse alors un bûcher pour brûler son corps, puis l’ayant embrasé se jette dedans avec son cheval.

gotterdammerung finalCliquez sur l’image

Dans Otello (1886) de VERDI, Otello maladivement jaloux étrangle sa femme Desdémone, puis, apprenant qu’il a été trompé par le traitre Iago, se suicide sur le corps de sa femme.

otello final

Enfin, dans Tosca (1899) de PUCCINI, l’héroïne Floria Tosca se suicide sur le corps de son amant Caparadossi quand elle se rend compte que le simulacre d’exécution qui devait lui permettre de prendre la fuite avec lui était en fait un simulacre de simulacre d’exécution, et que Caparadossi a été réellement exécuté.

tosca finalCliquez sur l’image

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